Introduction
On sait bien qu’aucun phénomène social n’est plus universel ni plus essentiel que le langage. L’intérêt de l’enseignement des langues a une longue histoire. Cette histoire remonte à l’époque de la Grèce antique, où Platon et Aristote ont travaillé à la fois sur la manière de bien écrire (la grammaire) et la manière de bien parler (le discours effectif ou la rhétorique). La grammaire d’une langue se présente sous des formes très différentes selon que l’on veut seulement décrire ou, au contraire, enseigner, mais à quoi bon introduire des méthodes nouvelles dans l’enseignement si ce que l’on enseigne ne correspond pas au fonctionnement réel des langues?
Pour les professeurs qui enseignent une langue étrangère, la connaissance de la grammaire de la langue maternelle semble aussi importante que la langue étrangère. Quand on enseigne la structure grammaticale d’une langue étrangère à un apprenant, on constate bien qu’il est tout le temps en train de comparer les structures de la langue étrangère avec celles de la langue maternelle.
La grammaire pédagogique d’une langue étrangère ne saurait donc être que comparative. Notre travail s’est basé sur une étude comparative entre les grammaires des trois langues: française, anglaise, persane.
° Pourquoi ces trois langues?
Le français est une langue romane parlée principalement en France, dans toutes les provinces et territoires du Canada, en Belgique, aux Etats-Unis et en Suisse. Le français est parlé comme deuxième ou troisième langue dans d’autres régions du monde.
Avec 201 million francophones réels dans le monde et plus de 255 millions de locuteurs comme seconde langue et langue étrangère (incluant l’Afrique noire et le Maghreb) le français est la sixième langue la plus parlée dans le monde. Elle est une des six langues officielles et une des deux langues de travail (avec l’anglais) de l’Organisation des Nations Unies, et la langue officielle ou de travail de plusieurs organisations internationales ou régionales, dont l’Union européenne.
L’une des caractéristiques de la grammaire française, vis-à-vis de nombreuses langues vivantes, est la richesse de ses temps et modes. Toutefois, cette richesse tend à se réduire à l’oral. Par exemple, certains temps, tel passé simple, ne se trouvent guère plus qu’à l’écrit.
La deuxième langue qu’on va étudier est l’anglais. Elle est une langue germanique originaire d’Angleterre. C’est la langue maternelle ou l’une des langues des habitants de plusieurs pays. L’anglais est l’une des langues les plus parlées du monde.
La grammaire anglaise est relativement simple dans le sens où certaines structures sont semblables aux autres langues européennes, cependant elle présente quelques particularités.
La troisième langue est le persan. Elle est une langue parlée en Iran (plus de 70 millions de locuteurs), en Afghanistan1 (16 million), au Tadjikistan, au Bahreïn (minorité persanophone) et en Ouzbékistan (minorité tadjik). Il a le statut de langue officielle dans les trois premiers pays cités.
C’est une langue du type ” sujet-objet-verbe ” .Les suffixes prédominent la morphologie du persan, bien qu’il y ait aussi un petit nombre de préfixes. Les verbes peuvent exprimer le temps et l’aspect, et ils s’accordent avec sujet en nombre. Il n’existe pas de genre pour les noms, ni pour les pronoms.
° Pourquoi la comparaison entre les verbes?
Il n’est pas moins vrais que l’approche grammaticale permet une réflexion sur des mécanismes de langue souvent mal perçus et donc imparfaitement produits comme il n’est pas possible la parfaite comparaison entre deux ou trois langues. Ce sujet est tellement vaste qu’une telle étude s’étend sur plusieurs années. On a donc choisi une partie de la langue qui est l’unité la plus importante d’une phrase ou la base de la proposition, qui n’est que le verbe. Comme George Duhamel a dit dans ” Discours aux nuages “:
” Le verbe est l’âme d’une langue. C’est, comme on l’a fort bien dit, le mot par excellence. “2
La grammaire comparative du français avec deux autres langues est à l’heure actuelle très peut nombreuse. Ce petit travail prétend répondre à un besoin. Il se consacre essentiellement aux questions les plus courantes pour les étudiants iraniens : le temps des verbes, surtout ses emplois.
Certes cette recherche ne prétend pas tout expliquer, mais elle devrait permettre, du moins nous l’espérons, de mieux comprendre les mécanismes qui régissent la langue.
On essaie, dans la mesure du possible, de faciliter l’enseignement de la grammaire aux étudiants qui ont une certaine connaissance de la langue anglaise ou française ou bien persane et désirent avoir une certaine information d’une ou deux autres langues sauf celle qu’ils connaissent bien.
Le processus d’acquisition d’une langue étrangère est toujours accompagné de nombreuses fautes que commettent les apprenants à chaque niveau de leur apprentissage.
Le domaine des fautes dans une langue étrangère est très vaste, et parmi elles, l’importance des fautes grammaticales est remarquable; surtout les fautes de l’emploi des temps.
Chaque langue présente une certaine différence par rapport à une autre. N’importe quel apprenant peut nous dire que la langue qu’il est en train d’apprendre est différente de sa langue maternelle.
A ce propos, si un étudiant pose des questions grammaticales, le professeur qui a une bonne connaissance de la langue maternelle de l’étudiant peut bien répondre à ses questions.
Par exemple, quand le professeur enseigne le temps ” présent ” de la langue française aux étudiants iraniens, ceux-ci le comparent tout de suit avec ” مضارع‌اخباري ” de la langue persane. De même pour les étudiants français, trouver un bon équivalent pour le temps ” future continuous ” de la langue anglaise est difficile. Le professeur, qui connaît ces langues, peut bien orienter les étudiants et les aider à trouver un bon équivalent.
Pour ne pas se lancer dans un travail très vaste qui peut s’étendre sur un an ou plus, nous avons choisi seulement le passé composé et l’imparfait.
Comme ce travail s’est basé sur la méthode comparative entre ces trois langues, nous avons divisé chaque partie en quatre chapitres: français, anglais, persan et les différences et les ressemblances entre ces trois langues.
Passé Composé
Passé composé en français
A l’origine, le passé composé marque une action passée dont les résultats durent encore. On considère l’action achevée comme reliée au présent. Il peut s’employer dans une phrase où la période de temps est complètement écoulée ou non. C’est essentiellement le temps de la conversation.
Ex :
Cette année, je suis allé en vacances aux Etats-Unis.
L’an dernier, je suis allé en vacances aux Etats-Unis.
Passé composé indique une action plus ou moins courte, précisée ou pouvant être précisée dans le temps passé :
Ex :
Ils sont arrivés à 8 heures.
J’ai travaillé pendant deux heures.
Elle est née en juin.
Le passé composé offre une vision rétrospective des phénomènes par rapport au point de référence choisi. La notion de vision rétrospective ne suppose pas nécessairement celle d’achèvement. Tout dépend de la signification du verbe, des structures phrastiques et du contexte global.
En outre, il convient de rappeler qu’on trouve deux “passé composé” dans le système grammatical français. La situation se complique. Il faut alors distinguer le passé composé d’aspect accompli et celui d’aspect global qui est commutable avec un passé simple.
Ex :
J’ai déjà fini.
J’ai maintenant fini.
J’ai bientôt fini.
Formation du Passé Composé
A) Comme son nom l’indique, le passé composé est un temps composé, c’est-à-dire qu’il est formé de plusieurs éléments :
Sujet + auxiliaire “avoir” ou “être” + participe passé
C’est une tradition de diviser les verbes en quatre classes ou conjugaisons, d’après les terminaisons -er, -ir, -oir, -re, de l’infinitif présent.
Les verbes en -er constituent la vrai conjugaison régulière en français ; ce sont beaucoup plus nombreux : on en compte plus de 11,0003, c’est-à-dire à peu près les neuf dixièmes des verbes que possède le français.
Les verbes en -ir dont le participe présent est -issant ne dépassent guère le nombre de 300.
Le reste comprend : une trentaine de verbes en -ir dont le participe présent n’est pas en -issant __ une trentaine en -oir__ et une centaine en -re.
Les verbes de création nouvelle sont formés sur la conjugaison en -er : téléphoner, radiographier, etc. rarement sur la conjugaison en -ir (-issant) : amerrir, alunir ; c’est pourquoi, ces deux conjugaisons sont dites vivantes.
Quant à la conjugaison en -ir, en -oir ou en -re, non seulement elle ne s’enrichit plus d`aucun verbe nouveau, mais elle s’appauvrit peu à peu ; c’est pourquoi elle est appelée conjugaison morte.
Exemple de conjugaison de Passé composé :
Voyager
Sujet
auxiliaire “avoir” ou “être”
Participe passé
Passé Composé
1ère personne du singulier
Je
ai
voyagé
J’ai voyagé
2ème personne du singulier
Tu
as
voyagé
Tu as voyagé
3ème personne du singulier
Il/Elle
a
voyagé
Il/Elle a voyagé
1ère personne du pluriel
Nous
avons
voyagé
Nous avons voyagé
2ème personne du pluriel
Vous
avez
voyagé
Vous avez voyagé
3ème personne du pluriel
Ils/Elles
ont
voyagé
Ils/Elles ont voyagé
Attendre
Sujet
auxiliaire “avoir” ou “être”
Participe passé
Passé Composé
1ère personne du singulier
Je
ai
attendu
J’ai attendu
2ème personne du singulier
Tu
as
attendu
Tu as attendu
3ème personne du singulier
Il/Elle
a
attendu
Il/Elle a attendu
1ère personne du

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